Bienvenue

Connectez-vous à l'aide du menu en haut à droite pour personnaliser cette zone.

2 séances cette semaine !

image 1803c742a17a4fcc1ee415ee1db93e7b16c2ccac.png

Publié par CINEMUTC

Bonjour tout le monde,

Cette semaine, Cinem'UTC vous propose deux films :

- "Une femme sous influence", le mardi 30 septembre en FA104, à 19h30, qui est le second film de notre thème sur la folie.
- "Sin City", le film event de septembre, toujours en FA104 et à 19h30 mais le jeudi 2 octobre.

Pour votre lecture d'avant séance sur le thème en cours, je vous propose donc de lire l'édito de Nadia juste en dessous. Enjoy et à très vite :).

Edito de Nadia :

Une femme sous influence – John Cassavetes – 1974
Deux Academy Awards (Oscars du meilleur réalisateur et de la meilleure actrice)

A woman under the Influence, c’est avant tout un double sens. « Be under the influence ». Cette expression désigne ceux qui sont sous l’emprise de l’alcool. Mabel, personnage central du film, est une femme qui boit. Dès les premières séquences, cette femme au foyer semble s’abandonner à l’alcool.

Mais une femme sous influence n’est pas un film sur l’alcoolisme. Mabel s’abandonne à ne pas être elle-même. Car Mabel est sous l’emprise du regard des autres. Des carcans de la société, de l’ennui. Mabel étouffe dans le cercle familial, ou elle est épouse, mère et fille, d’après les normes de la société qui se reflètent en continu au sein de la famille. Pourtant, si ce n’est dans le cocon familial, ou trouver un lieu où être soi-même ? La libre expression de soi, c’est ce comportement étrange et décalé que Mabel adopte, et qui, au lieu de la libérer, la définit comme « folle ».

Cassavetes a voulu que cette liberté d’expression du personnage, ce décalage dans le comportement, soient vécus par l’actrice. Que la bizarrerie de Mabel soit vue et vécue par le spectateur sans distance. Une femme sous influence devait être à l’origine une pièce de théâtre. C’est finalement un film qui conserve une incroyable expressivité théâtrale, servie par le jeu de Genna Rowlands et Peter Falk. Le film, dérangeant par son scénario et sa forme, fut réalisé de façon totalement indépendante des réseaux de distribution et accomplit néanmoins l’exploit de bénéficier de deux récompenses ainsi que d’une renommée mondiale.
Si vous voulez de nouveau vous questionner sur les mystères du comportement humain et les codes sociaux, ne ratez pas un film aussi particulier que son personnage et touchant de proximité !