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Léolo le 7/10/2014, 19h30 en FA205

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Publié par CINEMUTC

Bonjour tout le monde,

Cette semaine, nous vous proposons dans un amphi qui FONCTIONNE (c'est pas peu de le dire) Leolo, le troisième et dernier film du thème sur la folie.

Pour rappel, c'est donc vous, les personnes ayant assistées au dernier film, qui avaient voté et choisi le troisième film que nous passerons cette semaine. Il en sera ainsi pour chaque troisième film pour ce semestre.

Ce lundi, vous receverez le duel n°2 pour la seconde fournée de thèmes à départager :).

Pour le film, le rendez-vous est pris le 7 octobre 2014, amphi 205 à 19h30 (comme dans le titre !)

A très vite et sans plus tarder voici l'édito de Nadia :

Léolo – Jean Claude Lauzon –1992
Récompense :
- Prix Génie (Canada) : Meilleur scénario original, Meilleur montage, Meilleur costume.
- Toronto International Film Festival : Meilleur film canadien
- Vancouver International Film Festival : Meilleur scénario canadien
- 100 meilleurs films de tous les temps, magazine Time (2005)
- Sélection officielle dans la section Cannes Classics lors du Festival de Cannes 2014

Léolo est un film très singulier et déroutant. Les images prennent des sensations sur le vif. Nombreuses sont les séquences qui ne sont pas rationnellement analysables. Pour Lauzon, il s’agit plutôt de transcrire à l’écran des sensations. Ce film en partie autobiographique nous plonge dans la tête d’un enfant, met en scène son quotidiens que le spectateur vit à travers ses yeux. Ne vous attendez pas pour autant à voir un film « pour » enfants. Car plus que le ressenti d’un enfant, ce sont les souvenirs d’un adulte qui sont portés à l’écran. Les souvenirs d’un milieu difficile, puisque dans la famille de Léolo, presque tout soufrent de pathologies mentales.

Le film était initialement sous-titré « par ce que je rêve ». Les souvenirs de l’adulte donnent leur propre éclairage aux fantaisies de l’enfant, à son imagination qui lui permet de vivre dans son univers étouffant. Les impressions de Léolo, l’enfant et l’adulte (qui ne nous quitte pas en voix off), apparaissent à l’écran dans tout leur irréalisme. Comme si des métaphores étaient portées à l’écran. Ce film est un point d’équilibre entre la poésie et ce que la vie a de cru. Il nous donne à voir la sublimation d’un quotidiens et d’un passé difficile, dans un film dérangeant, mais d’une grande beauté.